
Première étape dans l’apprentissage: la visite du marché local! Des odeurs, des couleurs et du bruit de bon matin, ça éveille l’appétit (les petites natures éviteront le spectacle de la mise à mort des poissons à coup de massue…)

Le riz est à la base de l’alimentation thaï: riz collant, riz au jasmin, riz brun, riz sucré… il est donc primordial de savoir comment le cuisiner (bouilli ou à la vapeur) et de reconnaitre les caractéristiques de ses grains.

Pour les légumes, on utilisera des aubergines thaï, qui ressemblent à des tomates vertes, du soja, des champignons qui s’effilochent, des oignons et des carottes par-ci par-là. On se gardera aussi un ou deux citrons verts sous le coude pour arroser certains plats, en touche finale.

Ensuite viennent les herbes. On se retrouve donc dans le jardin organique pour récolter ce qu’il nous faut… On utilisera beaucoup de basilic (celui qu’on connait mais aussi les variantes Thaï, plus épicée, ou citronnée), de coriandre, d’ail et de citronnelle.

Pour les épices, on retrouvera le combo souvent utilisé à la base des plats Thaï: Piments (plus ils sont petits plus ils envoient), gingembre, poivre et, selon le plat, cannelle, anis, clou de girofle ou cardamome.

Ready pour le premier plat: les nems! Tofu, germes de soja, nouilles de riz, ail, carottes râpées, ca va frétiller dans le wok!

Et vu que c’est un des mets préférés de Soso, personne d’autre ne touche aux poêles!

Une fois roulés, les nems n’ont plus qu’à frire jusqu’à obtenir une belle couleur dorée…

Tadam! Accompagné d’une petite sauce épaisse et sucrée, celui-là ne fera pas long feu…

Second plat: celui de résistance. Oscar bosse dur sur son Pad Thaï: ca découpe, ca cisaille, ca râpe, c’est appliqué et consciencieux.

A gauche, la préparation du Pad Thaï d’Oscar. A droite, Soso se lance dans un poulet au basilic (Pad Kra Prao).

Que la dégustation commence: Pad Thaï aux crevettes façon Oscar…

… Pad Kra Prao pour les filles!

On ne s’arrête pas en si bon chemin, place aux soupes! Comme tout bon marmiton, on prépare d’abord nos ingrédients. A gauche, de quoi faire mijoter un Tom Yum Kung (soupe sucrée salée aux crevettes), à droite, la base d’une soupe de poulet à la crème de coco (Tom Kha Kai) dont on ne s’est pas encore remis…

De la matière première au produit fini…

Puis on prépare le curry. Enfin, Oscar prépare le curry car de bons biceps sont nécessaires pour transformer tous les ingrédients en une boule de pâte consistante.

J’ai toujours pensé que le curry était une épice en soi, mais j’ai appris que c’était en fait un mélange d’épices et que chaque curry est différent: y’en a du vert, du rouge, du panang, du massaman… il peut être plus ou moins épicé, plus ou moins poivré ou sucré et assaisonnera des recettes différentes.

Nous, on choisira de se lancer dans le curry qui donne le Khao Soy, une soupe de nouilles molles et croustillantes qui est la spécialité de Chiang Mai. Un délice.

Pour faire passer tout ca (car ca fait 4h qu’on cuisine et qu’on mange tout ce qu’on peut), nous apprécions le thé thaï glacé. Sucré et doux, c’est devenu notre boisson favorite!

Cheers!

Pour finir sur une note sucrée, on ne résistera pas aux bananes frites (une tuerie) et à la mangue au lait de coco et riz gluant sucré, un classique.
On sort de là en roulant mais quel bon moment! On garde nos recettes précieusement et on en fera profiter les petits chanceux qui voudront bien nous suivre dans nos expérimentations culinaires!